• rentrer

     

     

      Tout a grandi trop vite

    et les murs nous débordent :

     

    automne, hiver, ciel gris, terre qui

    s'enfonce. Où sommes-nous, où est l'amour

     

    qui transfigure ? Ce que les années ont usé,

    la pluie sur le toit le raconte et nous

     

    l'écoutons ainsi depuis des siècles

    dans la nuit, côte à côte,

     

    jusqu'à ce que la mer ouvre la chambre en deux

    et que chacun, ayant repris son nom, sa barque,

     

    rentre chez soi, toutes voiles dehors,

    dans l'île sans rivages,

     

    sans voisins.

     

    G.Goffette

     

     

    rentrer

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    « ...littoral intérieur »

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment



    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :